"Amy", le docu tragique qui perce le mystère Winehouse

Le 07 juillet 2015 par
"Amy", le docu tragique qui perce le mystère Winehouse
La chanteuse Amy Winehouse est morte le 23 juillet 2011 à Londres.

Deux mois après sa projection au festival de Cannes, le film poignant du réalisateur britannique Asif Kapadia sort cette semaine dans les salles françaises.

Voilà quatre ans qu’elle a rejoint le cortège des héros terrassés à l’acmé de leur talent. C’était en juillet 2011, et si Amy Winehouse était plus soul que rock, son destin en forme d’étoile filante fut souvent comparé à ceux de Janis Joplin, Jimi Hendrix, ou encore Jim Morrison, tous membres du tristement célèbre « Club des 27 ».

C’est bien ce mystère qu’a voulu percer Asif Kapadia, cinéaste anglais déjà remarqué en 2010 pour « Senna », film biographique retraçant le parcours du champion automobile jusqu’à sa mort brutale au volant de sa Formule 1. Fascination pour les destins foudroyants, ou intérêt sensationnaliste ? Le réalisateur signe en tous cas avec « Amy » un documentaire touchant qui lève le voile sur certains démons chaotiques de la star britannique :

Est-ce son succès planétaire qui a tué Amy Winehouse, comme d’autres artistes de génie avant elle ? Si le film relève la dureté et l’oppression de cette rançon de la gloire, il ne répond pas directement à la question, et pointe surtout la responsabilité des hommes de sa vie que furent son petit ami toxicomane et son père carriériste. Difficile de croire à la fatalité du destin en découvrant ces images inédites d’une jeune femme rieuse et qui s’étonne elle-même devant la caméra de son triomphe :

« Amy » est une belle occasion de saisir derrière les flashs celle qui a été l'une des plus grandes soul-women de notre époque, et en profiter pour redécouvrir en images les ultimes compositions de la chanteuse. Au nom « d’une obligation morale » personnelle, le directeur d’Universal UK a en effet annoncé cette semaine avoir fait disparaitre les dernières bandes et démos d’inédits de l’album qui aurait dû succéder au superbe « Back To Black ».

 

Par: Ghislain Chantepie

Commentaires