Bob Dylan dévoile un discours vibrant pour son prix Nobel

Le 06 juin 2017 par
Bob Dylan dévoile un discours vibrant pour son prix Nobel
Le chanteur américain a fêté ses 75 ans en mai 2016 | Lester Cohen/WireImage

Le chanteur américain a enregistré un monologue lumineux où il revient sur les influences littéraires et musicales qui ont guidé son œuvre.

En octobre dernier, Robert Allen Zimmerman aka Bob Dylan se voyait décerné à la surprise générale le prix Nobel de littérature par l’Académie réunie comme chaque année à Stockholm. A 75 ans, Bob Dylan était récompensé "pour avoir créé dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine de nouveaux modes d'expression poétique », selon le communiqué de l’institution suédoise. Il devenait alors le premier chanteur à remporter ce célèbre prix décerné depuis 1901.

A lire aussi : Bob Dylan remporte le prix Nobel de littérature 2016

Après des semaines de silence un peu gênant, puis des mois d’attente d’une réponse en bonne et due forme, le songwriter américain a transmis à l’Académie le discours que chaque lauréat de la prestigieuse récompense est tenu de réaliser dans les 6 mois suivant la cérémonie d’attribution. Et c’est sous forme d’une lecture de près de 30 minutes que Bob Dylan a choisi de s’exprimer sur cette distinction :

Avec pour fond sonore quelques notes de jazz, le chanteur s’interroge longuement sur les liens entre la littérature et ses chansons et revient sur quelques-unes de ses plus grandes influences. Le guitariste Buddy Holly, disparu en 1959 à l’âge de 22 ans, fait ainsi l’objet d’un hommage vibrant par Dylan qui relate que lors de l’un de ses derniers concerts, le Texan lui a « transmis quelque chose » et lui a « donné des frissons ».

Dylan insiste également dans cette lecture à voix haute sur les fondamentaux littéraires qu’il a reçus plus jeune, de Don Quichotte au Moby Dick d’Herman Melville, de William Shakespeare à l’Odyssée d’Homère où il voit dans les aventures d’Ulysse de nombreux parallèles avec nos existences contemporaines.

Dylan rappelle enfin que les chansons sont différentes de la littérature, qu’elles sont faites pour être chantées et non pas lues. Qu’elles doivent être entendues et écoutées en concert ou sur disque, comme les vers de Shakespeare doivent l’être sur une scène de théâtre. Et conclut en citant Homère : "Sing in me, oh Muse, and through me tell the story".

Commentaires