Disparition du géant Pierre Boulez

Le 06 janvier 2016 par
Disparition du géant Pierre Boulez
(c) Philippe Gontier

L'un des plus grands compositeurs et chefs d'orchestre français est décédé mardi 5 janvier à Baden-Baden en Allemagne.

C'est l'un des derniers géants de la musique contemporaine du XXe siècle qui disparait avec la mort de Pierre Boulez, compositeur émérite qui s'est éteint hier soir à l’âge de 90 ans. Sa famille a annoncé son décès aujourd’hui par le biais d’un communiqué diffusé par la Philharmonie de Paris, dont il fut l’un des fondateurs :

« C’est avec une très grande tristesse que la famille et les proches de Pierre Boulez font part de sa disparition, survenue le 5 janvier 2016 au soir à Baden-Baden (Allemagne). Pour tous ceux qui l’ont côtoyé et qui ont pu apprécier son énergie créatrice, son exigence artistique, sa disponibilité et sa générosité, sa présence restera vive et intense. »

Les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux depuis l’annonce du décès de cette figure du monde musical français :
 

Né en 1925 à Montbrison (Loire), Pierre Boulez était connu du monde entier depuis les années 50 pour ses travaux de recherche sur la musique contemporaine, mais aussi et surtout par ses talents de chef d’orchestres prestigieux tels  l'Orchestre de Cleveland (1967-1972), le Symphonique de la BBC (1971-1975) et le Philharmonique de New York (1971-1977) :

Après un exil en Allemagne au début des années 60, lassé par le conservatisme du monde musical français, il avait accepté de fonder et de diriger l'lnstitut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique (Ircam), qui ouvrit ses portes à l'automne 1977.  Féru de toutes les innovations musicales, il avait également dirigé plusieurs musiciens non-classiques comme l’inclassable Frank Zappa en 1984 :

En avril 2010, Pierre Boulez fêtait ses 85 ans en dirigeant l'Orchestre de l'Opéra de Paris dans un programme d'Olivier Messiaen ("Chronochromie", "Poème pour Mi", "Et expecto resurrectionem mortuorum"), rendant ainsi hommage à son professeur de composition. 

Par: Ghislain Chantepie

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