A Groningen, Eurosonic prend des accents islandais

Le 13 janvier 2015
A Groningen, Eurosonic prend des accents islandais
© Bruno Chabert / RF

Le festival des artistes émergents européens prend ses quartiers dans la grande ville du nord des Pays-Bas. Fip vous sert de guide durant trois jours dans le maquis des 300 groupes programmés lors de cette édition.

A Groningen, petite capitale du nord des Pays-Bas, le festival Eurosonic Noorderslag s'est imposé depuis sa première édition en 1996 comme le rendez-vous européen incontournable pour découvrir en live les artistes émergents du continent - plus de 300 groupes - dans tous les genres musicaux rock, folk, metal, hip hop, jazz ou electro. Souvent comparé à ses cousins South By Southwest (Austin) et The Great Escape (Brighton), Eurosonic a choisi cette année de mettre à l'honneur la scène islandaise avec une vingtaine de groupes programmés lors de cette édition.

Qu’il s’agisse de la pop-folk classieuse d’Arstidir, de l’indie-blues de Kaleo, du folk traditionnel d’Ylja, ou encore du rock-psyché un rien heavy de Solstafir, ou de l’électro de Vök, tout y parait délicieux. Correspondants sur place de Fip, Luc Frelon et Bruno Chabert se sont précipité dans la salle basse du Grand théâtre de Groningen pour découvrir une affiche attendue issue de la terre de glace : Samaris

Samaris à Groningen en 2015 lors du festival Eurosonic | RF / Bruno Chabert

© Bruno Chabert / RF

Samaris propose une musique électronique assez minimaliste assez influencée par Björk, la figure tutélaire de la scène islandaise. Mais Samaris chante en Islandais, et ça change beaucoup de choses. C’est un trio, un homme derrière ses machines (Þórður Kári Steinþórsson), une clarinettiste (Áslaug Brún Magnúsdóttir) et une chanteuse (ófríður Ákadóttir), toute de paillettes vêtue. SAMARIS est encore un peu jeune, mais reste indéniablement un groupe à suivre. Et quelle bonne idée de chanter en islandais ! Luc Frelon, programmateur de Fip

Autre formation en provenance de l'île glacée, Low Roar est un trio composé d’un chanteur/guitariste/synthé/effets, d’un autre musicien au synthé/choeur et d’un batteur/synthé. Low Roar, c'est une pop spatiale ou dream pop, totalement planante et envoûtante, grandiloquente parfois, et intimiste, souvent, aux accents folk subtilement distillés. Les effets sur la voix notamment, constamment présents mais jamais envahissants, permettent de lier les titres les uns aux autres, tel un véritable voyage.

C'est autour de la voix de leur chanteur que semble se construire toute la musique de Low Roar, une voix d’une pureté folle, qui s’immisce, grâce aux effets parfaitement maitrisés, comme une boucle électro. Résultat : une véritable alchimie sur scène et un univers musical dingue et inclassable.

Low Roar au Grand Théâtre de Groningen - Eurosonic 2015

© Bruno Chabert / RF

ROAR… Une CLAQUE !!! On avait entendu un titre de LOW ROAR qui nous avait semblé intéressant, mais on ne s’attendait pas à vivre un aussi beau concert…  Low Roar est un véritable coup de cœur et place la barre très haut, tout en confirmant l'extrême richesse du vivier incroyable que constitue la scène islandaise. Et ne ratez pas le trio le 30 janvier à Paris et le 31 janvier à Nantes. Luc Frelon, programmateur de Fip

Autre évènement marquant chaque année l'ouverture du festival, la cérémonie des EBBA (European Border Breakers Award) récompense chaque année, au sein du festival Eurosonic, les artistes et les groupes s'étant le mieux exportés hors de leurs frontières.

Le grand gagnant des EBBA est cette année The Common Linnets, un groupe country/soft-rock batave. Autre lauréate, la flûtiste belge Melanie de Biasio qui a offert à cette occasion deux titres live au public.

Retrouvez la programmation complète du festival à cette adresse. Et en bonus : la playlist made in Fip des 20 groupes nordiques programmés lors de l'édition 2015 d'Eurosonic.

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