En approche, des Trans Musicales pleines d'espoirs

Le 23 novembre 2016 par
En approche, des Trans Musicales pleines d'espoirs
Le collectif de rap islandais Reykjavíkurdætur | Katarina

Le grand barouf hivernal des musiques actuelles s’installe à Rennes le 30 novembre prochain. Tour d’horizon de cette 38e édition qui mise plus que jamais sur la marge et les nouvelles têtes.

La transhumance annuelle a bel et bien commencé. Petit à petit, les regards se tournent de nouveau vers l’Ouest et la capitale bretonne qui accueillera dès mercredi prochain les Trans Musicales, ses 60.000 spectateurs et une centaine de groupes de toutes latitudes. Depuis sa création en 1979, le festival a connu bien des révolutions, la plus spectaculaire demeurant son déménagement au milieu des années 2000 vers le Parc des Expositions situé à 5 km du centre-ville. Un changement de cadre qui a précédé de peu l’abandon des grosses têtes d’affiche susceptibles d’attirer les foules… et très coûteuses à programmer. Cette année encore, peut-être plus que jamais, les (jeunes) artistes attendus aux Trans ne vous diront rien ou presque. En toute confiance ou en forme de pari, ce sont bien une nouvelle fois le seul flair, les voyages et les intuitions férocement défricheuses de son programmateur en chef Jean-Louis Brossard qui pourront faire le succès de cette nouvelle édition !

L’Hexagone à l’honneur

Avec près de la moitié des groupes programmés, les Français tiennent le pavé de ces 38e Trans Musicales. Vétéran (déjà) du festival, le Rémois Yuksek est l’un des rares visages grand-public de cette programmation 2016. Après avoir signé un nouvel EP cette année, le producteur est de retour avec un nouveau live et une création inédite associant Chassol et le duo Her, à découvrir jeudi soir au Parc des Expositions. Non loin de là, le talentueux Gordon (Infiné) et le duo parisien (comme son nom ne l’indique pas) Il est Vilaine incarneront dans des styles opposés la relève d’une scène techno hexagonale toujours plus inventive.

Pour de nouveaux visages pop (et prometteurs), comptez cette année sur les petits génies normands de Grand Parc, l’Ardennaise Flora Fischbach, la neo-pop des Requin Chagrin (issu du crew La Souterraine, très présent cette année), ou encore le touche-à-tout et improbable multi-instrumentiste rennais Rouge Gorge qui fera le spectacle à l’Aire Libre dès mercredi soir.

La grande force des Trans, c’est aussi de réunir chaque année une sélection mondiale en forme de ping-pong de styles et d’influences issus des cinq continents. La 38e édition ne dérogera pas à cette règle et accueille ainsi son lot de groupes aux accents lointains qu’il faudra surveiller de près. Après les Bataves d’Het Universumpje l’an dernier, la palme du  groupe au nom le plus imprononçable revient aux rappeuses islandaises de Reykjavíkurdætur, attendues de pied ferme au Parc Expo samedi soir.

On misera aussi volontiers sur les Australiens de No Zu et leur groove disco très chaleureux, les rockeuses londoniennes de Nova Twins, la soul authentique des Sud-africains de BCUC ( = Bantu Continua Uluru Consciousness), l'orchestre de poche califorien Con Brio (soul encore mais plus classique), ou encore le hip-hop futuriste et impressionnant du Sénégalais IBAAKU :

FIP est partenaire des 38e Trans Musicales de Rennes. Sessions vidéo, concerts live, interviews suivez les Trans sur fipradio.fr durant tout le festival avec Culturebox.

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