King Gizzard & The Lizard Wizard 4/5

Le 01 décembre 2017 par
King Gizzard & The Lizard Wizard 4/5
Photo de Frazer Harrison

Le groupe ultra-prolifique de l’année est certainement King Gizzard & The Lizard Wizard. Dignes représentants du rock-psyché Australien, ils sortent leur quatrième album de l’année : Polygondwanaland. Et c’est cadeau, alors foncez !

Comme un pied de nez à l’industrie musicale, les Australiens ont mis leur dernière œuvre en libre téléchargement sur leur site. L’album est remis à l’entière disponibilité des fans, qui sont encouragés à télécharger, écouter, copier, diffuser et même presser leurs propres CDs et vinyles.

« Vous avez toujours voulu créer votre propre label ? Foncez ! Nous ne possédons pas cet enregistrement. Il est à vous. Allez-y, partagez, profitez. »

En début d’année, Stu Mackenzie et ses comparses s’étaient lancé le challenge audacieux de sortir cinq albums en 2017. Après l’excellent Flying Microtonal Banana  , l’opéra-rock psychédélique Murder of The Universe, l’hypnotique Sketches Of Brunswick East, Polygondwanaland est un condensé intelligent de tout ce que le groupe sait faire de mieux. On retrouve sonorités orientales et musique atonale sur Crumbling Castle. Ils balancent des rythmes éclatés dans Horology et nous tirent vers des délires hypnotiques avec Desert Dunes Welcome Weary Feet et Searching… Relaxation sur The Castle In the Air et pour finir on se laisse embarquer dans la folie avec l’éblouissant The Fouth Color, un morceau aux accents clairement stoner. Comme à l' habitude, les transitions sont très travaillées : les dix morceaux n’en forment donc en réalité qu’un seul et le disque s’écoute d’une traite. Le résultat est dense, planant, stupéfiant. Il reste encore un mois pour relever le défi et sortir le cinquième!

Visionnez également le clip complètement barré de Crumbling Castle, sorti en octobre dernier et réalisé par Jason Galea:

 

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