L’Afrobeat cosmique d'Antibalas sur "Gold Rush"

Le 02 août 2017 par
L’Afrobeat cosmique d'Antibalas sur "Gold Rush"
Antibalas © Michael Davis

Le collectif culte du revival afrobeat new-yorkais revient avec l'album "Where The Gods Are In Peace" le 15 septembre sur Daptone Records

Reconnu pour avoir honoré l’héritage afrobeat de Fela Anikulapo Kuti et Tony Allen, au début de leur carrière, en 1998, le groupe de Brooklyn et son leader le saxophoniste baryton Martín Perna ont re-popularisé le genre en y ajoutant des ingrédients propres à leur berceau new-yorkais. Punk rock, free jazz, latin-jazz et hip-hop ont donc rejoint le cocktail explosif de jazz, de funk et de highlife du regretté Nigérian. Outre la transe groove du Black President, Antibalas continue le combat spitituel et politique de Kuti, s'inspirant de son cultissime slogan "Music is a Weapon" (La musique est une arme). Le sixième album Where The Gods Are In Peace est une épique trilogie afro-occidentale qui s’oppose spirituellement à l’opportunisme politique américain, la cupidité et la vengeance. Un cri de résistance qui dresse un triste parallèle entre l’oppression coloniale dans les années 1800 aux E.U et l’état actuel du pays. En témoigne ce premier single Gold Rush, un hymne afrobeat incandescent : 

Gold Rush est un hommage aux indigènes oubliés. La principale voix du groupe Duke Amayo déploie un récit frappant sur les drames de la ruée vers l’or. Amayo y salue le courage et les sacrifices des légendaires Amérindiens Black Hawk, Sun Dancer et Sitting Bull.

Il me semble essentiel de répondre à ce qui se passe politiquement dans le monde. Le titre de l’album sous-entend que si les dieux ne sont pas en harmonie, alors il est impossible que les gens le soient… Notre rôle, en tant que musiciens, est de donner le meilleur de notre art, qui tend à poser davantage de questions qu’à y répondre. Martín Perna

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