La basse rêvée de Kinga Głyk

Le 23 octobre 2017 par
La basse rêvée de Kinga Głyk
Kinga Głyk © Peter Hinnemann

Sur son troisième album "Dream" la jeune bassiste polonaise fascine tant par sa maîtrise technique que par la musicalité de son groove.

Quand on évoque la basse au féminin dans le jazz aujourd'hui, le nom de Esperenza Spalding s'impose comme une évidence mais une autre virtuose venue, elle, de Pologne risque fort de truster les scènes jazz de la planète avec l'arrivée de son troisième album Dream le 27 octobre. Véritable prodige, l'artiste de vingt ans y présente un programme époustouflant de maîtrise et de musicalité. Kinga Głyk y est accompagnée par un trio de choc: le saxophoniste et clarinettiste basse anglais Tim Garland, le batteur new-yorkais Gregory Hutchinson et le pianiste israélien Nitai Herschkovits qui a longtemps officié aux côtés du bassiste Avishai Cohen.

Contre l'avis de son père batteur et vibraphoniste, la jeune Kinga Głyk a choisi la basse et a intégré le groupe familial à seulement douze ans. L'artiste a peaufiné son jeu en tournant avec le Glik P.I.K Trio avant de sortir son premier album Rejestracja en 2015 suivi du live Happy Birthday l'année suivante. En 2016 la vidéo de sa reprise du Tears In Heaven de Clapton devient virale et atteint très vite de 600 000 vues et 20 millions sur le facebook de Bass Players United. Entre compositions originales et reprises (dont Teen Town de Jaco Pastorius), la bassiste alterne jazz groove puissant, jazz fusion et ballades swing aériennes. Plus que sa technique incroyable c'est bien la musicalité de cette artiste surdouée qui résonne sur cette oeuvre.

Pour moi, la musique est bien plus qu’un simple son. J’essaie de partager bien plus que des notes jouées rapidement ou lentement car j’ai envie d’écrire des chansons qui ont du sens. Mes rêves se réalisent plus vite que je n'aurais jamais pu l'espérer. La musique est un grand voyage pour moi. Kinga Głyk 

Kinga Głyk est en concert le 28 octobre au Duc des Lombards à Paris.

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