Le casse parfait de Mount Kimbie

Le 05 septembre 2017 par
Le casse parfait de Mount Kimbie
Dom Maker et Kai Campos à Dublin en novembre 2016 | Kieran Frost/Redferns

Le duo électronique anglais a mis en ligne un nouveau clip rocambolesque, prélude à leur troisième album attendu ce vendredi.

C’est un disque grisant qui se dévoile ce vendredi 8 septembre. Et avec un titre plein d’espoir : Love What Survives. Car oui, le nouvel album de Mount Kimbie a d’ores et déjà des saveurs de réussite, alors que le duo londonien a dévoilé depuis le printemps 4 pépites parmi les 11 titres qui composent la suite de Cold Spring Fault Less Youth. La dernière en date, Delta, vient de paraître sous la forme d’un instrumental digne de Thom Yorke, doublé d’un hold-up raté signé Frank Lebon tel le générique nerveux de ce nouveau disque :

Car souvenez-vous, c’était en 2013, après un premier album qui les avait révélés dans la roue de The xx. Dominic Maker et Kai Campos offraient alors, avec leur deuxième long-format, un avenir passionnant à ce courant néo-dubstep, apparu au début de la décennie, dont les figures de proue s'appelaient James Blake, SBTRKT ou encore Jungle. Cold Spring Fault Less Youth était un mélange de pop tendue et d’instrumentations électroniques où les voix surgissaient enfin, et où s’invitait déjà sur deux titres le très jeune King Krule. En live, les deux allaient loin, très loin et n’hésitaient pas à inviter cuivres et batteries pour gonfler sur scène leur mix de machines, de guitares et de synthétiseurs.

Des collaborations, Mount Kimbie n’a jamais cessé d’en nouer avec les artistes talentueux de leur génération : le rappeur Jonwayne, King Krule, ou encore James Blake ont ainsi apporté leur voix et leurs idées à plusieurs titres du duo. Le cœur du groupe, pourtant, n’a jamais cessé de battre au son des 4 mains de Maker et Campos, qui forgent dans leur écriture réciproque le secret bien gardé d’un son expérimental qui peut plaire à tout le monde.

Sur Love What Survives, les Mount Kimbie ont de nouveau invité King Krule et James Blake à franchir avec eux leur mur du son, que ce soit pour le premier avec le tortueux et même rock Blue Train Lines , ou sur l’insaisissable We Go Home Together pour le second. Mais aussi la chanteuse anglaise Micachu qui prête sa voix à une sorte d'ovni célèbrant Marilyn Monroe. Ils ont bel et bien leur place sur Warp Records ces jeunes trentenaires, entre leurs expérimentations vivifiantes et des tentations pop auxquelles le label de LFO et d’Aphex Twins ne rechigne plus désormais. Rendez-vous au Trianon à Paris le 25 novembre prochain pour découvrir sur scène le reste du butin.

Love What Survives

 

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