Le jeune Jake Bugg dépoussière le folk-rock british

Le 19 janvier 2013 par
Le jeune Jake Bugg dépoussière le folk-rock british
Découvert par la BBC, Jake Bugg sort son premier disque. © Radio France

À 18 ans, ce petit bonhomme de Nottingham voudrait bien être le shériff du folk-rock britannique. Ce garçon biberonné à la country et au blues sort son premier disque lundi.

On n'est plus dans l'enfant chanteur, pas dans le bébé rockeur, pas non plus dans un énième radio (ou télé) crochet, non non. Là on attaque le dur avec un jeune homme né en 1994 mais à la guitare déjà bien trempée. Jake Bugg sort son premier disque ce lundi 21 janvier en France. Un disque qui s'inscrit dans celui d'autres grands "working class hero" à la britannique, comme seul le Royaume-Uni sait en produire.

 

Jakob Kennedy — qui reprend le nom de son père pour la scène — est élevé dans une barre HLM à mi-chemin de Liverpool, Manchester, Birmingham ou Leeds. Il faut croire que cela inspire, ou du moins que ça pousse à se remuer, dans ces quartiers dont "on ne sort que par le football ou la musique", comme l'ont dit les rockeurs d'Oasis avant lui.

Il est découvert en 2011 par une émission de BBC consacrée aux musiciens qui n'ont pas de contrat : BBC Introducing. La station locale de la radio publique dans le  Nottinghamshire le sélectionne pour se produire à l'incontournable festival anglais de Glastonbury. Et l'été qui suit, il signe chez Mercury. 

Il propose un disque qui fait la part belle aux influences folk, avec de gros morceaux de Dylan ou de Donovan dedans. Mais on sent en lui les racines blues qui ont aussi fait l'Angleterre, avec les Rolling Stones. Dans son premier album, il décrit le quotidien d'un adolescent anglais, sur fond de divorce, de "bastons", de drogues plus ou moins "douces".

 

Adoubé par Noel Gallagher, la moitié talentueuse d'Oasis, le disque du jeune Jake Bugg se retrouve premier au Royaume-Uni quand il sort l'automne dernier. La presse américaine le compare déjà à Bob Dylan, ce qui lui convient apparemment : 

"Aujourd'hui toute la musique se ressemble, les chansons ne vibrent pas. Mon job c'est de maintenir cette m... de X-Factor (version britannique de la Nouvelle Star) loin du sommet des charts."

Et il compte bien s'y atteler en France aussi puisqu'il est de passage à Paris et à Strasbourg au mois de mars prochain.

 

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