Le plongeon olympien de Superpoze

Le 16 octobre 2015 par

Le jeune producteur caennais dévoile cette semaine un clip fascinant en forme de panorama céleste.

Superpoze a encore frappé. Avec un clip cette fois-ci, celui du titre éponyme de son premier album Opening sorti au printemps dernier. A 22 ans , Gabriel Legeleux est un garçon prolifique ce qui pourrait questionner - avec sourire - le blaze qu'il s'est choisi pour sa carrière solo de compositeur.

Un temps associé au chanteur des Concrete Knives dans l'éphémère et génial duo Kuage, le Caennais est l'une des grandes promesses de ce que la scène électronique hexagonale sait faire de mieux depuis une vingtaine d'années. Avec Rone, Fakear et quelques autres, Superpoze dépasse en effet le statut de simple relève d'une French Touch qui tournerait en rond. Il apporte des mélodies romantiques dans une musique fatiguée par les beats, il dessine des paysages infinis là où la monotonie du kick a durant des années fait sa loi.

Superpoze 585

Le clip d’Opening figure ainsi l’émotion planante qui s’échappe de la musique de Superpoze. Tourné en slow-motion, le film est une forme d'échappée aquatique dans un décor de western martien, où l’herbe prend une teinte rose totalement exogène. Entre terre et ciel, au milieu d’un horizon immense où les éléments se télescopent mollement, le visage d’un rameur d'aviron se tord sous l’effort, porté par les nappes éthérées de Superpoze. Tout est très beau et étrange à la fois dans cette fresque aux couleurs imaginaires dessinée par le réalisateur parisien Julian Starke, où les repères se perdent dans une géométrie surnaturelle. Chapeau bas.

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