Le Portico Quartet renaît avec Art In The Age Of Automation

Le 09 août 2017 par
Le Portico Quartet renaît avec Art In The Age Of Automation
Portico Quartet © Duncan Bellamy

Après un interlude en trio, le groupe londonien retrouve ce son inclassable, né d'une fusion hypnotique de loops électros, de jazz organique et de textures ambiantes.

En 2007, quatre ex-étudiants en ethnomusicologie du quartier de South Bank, débarquent avec Knee-Deep in the North Sea, un ovni d'ambient jazz irréel boosté par les sonorités nouvelles du Hang, instrument à percussion proche du steel drum, des boucles électros lancinantes, des envolées éthérées de saxophone et une basse épurée. En perpétuelle quête d'un nouveau son, Portico Quartet va enrichir son univers, ajoutant toujours un peu plus de strates musicales à son cocktail complexe et minimaliste. Après Isla en 2010 et Portico Quartet en 2012, le groupe devient trio suite au départ du percussionniste Keir Vine et nous plonge, en 2015, dans une une electro-pop lumineuse avec Living Fields.  

Avec Art In The Age Of Automation, qui sort le 25 août sur le label mancunien Gondwana Records, le Portico Quartet renaît de ses cendres et retrouve son identité sonore unique et futuriste. Ce nouveau voyage nous semble familier mais surprend et séduit quand les motifs de piano répétitifs, les samples de voix, les violoncelles, les violons ou la flûte ajoutent leur couche au saxophone, au hang, et aux rythmiques transcendantales de Duncan Bellamy. Le Portico Quartet reste maître dans l'art d'alterner les tempos méditatifs et les rythmiques extraordinaires.

C'est excitant de travailler avec une section de cordes, et d'en-tendre les idées qu'on a façonnées sur un ordinateur jouées sur des instruments acoustiques, et de les diriger d'une manière qui n'est pas possible sur un ordinateur ; ça apporte vraiment de la profondeur, de la nuance à tout le disque. Jack Wyllie 

Le Portico Quartet est en concert le 28 octobre au Café de la Danse à Paris. 

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