Les étoiles planantes de Tara King Th.

Le 20 novembre 2017 par
Les étoiles planantes de Tara King Th.
Arnaud Boyer aka Ray Bornéo en pleine écoute astrale. | DR

L'homme machine Ray Bornéo propulse dans l'espace son groupe de pop avec un nouvel album cosmique.

Mais qu'est ce qui agite donc Ray Bornéo ? Derrière son anagramme aux effluves paradisiaques, l'Auvergnat Arnaud Boyer agite depuis une quinzaine d'années les synapses de mille et un projets aux ambiances sonores inclassables. Producteur, multi-instrumentiste, vidéaste, l'homme a ainsi multiplié les groupes et les noms de baptême, publiant pas moins de 4 disques cet automne sur son label Petrol Chips, à tel point qu'il devient difficile de le suivre dans toutes ses explorations.

Car d'exploration, il en est bien question avec le nouvel album de Tara King Th, sa formation la plus pop et l'une des plus anciennes. Après s'être plongé dans le folk-rock psychédélique du groupe danois Halasan Bazar il y a deux ans, c'est donc vers l'espace que Ray Bornéo a cette fois-ci pointé ses machines en s'engouffrant dans l'immensité des musiques planantes.

Stellar Fantasies est une pièce d'une quarantaine de minutes qui sent bon les oscilloscopes et les décors de science-fiction des grandes heures de la conquête spatiale. On plonge ici dans l’optimisme et la foi dans le futur qui agitait les débuts de l'homme dans l'espace et toute l'esthétique populaire qui en a découlé. Entre de purs moments ambient (Orbital Awekening, Robotic Romance) et des chevauchées cosmic-rock (Stellar Journey) voire western (Aïa, Zero Gravity), Stellar Fantasies semble tout de même raconter au fil des titres une véritable histoire, celle d'un d'un astronaute époque Mercury ou Apollo, perdu dans l'espace et qui s'entiche d'une femme cyborg avant de faire le grand plongeon dans l'au-delà (Where Eternity Starts).

Le tout est très cinématographique ce qui n'a rien de surprenant chez Ray Bornéo, par ailleurs grand amateur des Anglais de Broadcast et qui a réalisé plusieurs clips pleins d'images d'archives et de psychédélisme pour cet album. Rien d'étonnant non plus à cette mention plantée à l'arrière du disque qui recommande à l'auditeur de l'écouter « fort, dans le noir et avec un système stéréo ». Le voyage vaut le détour, vous n'avez plus qu'à fermer les yeux.

 

Par: Ghislain Chantepie

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