Les sables pop d’Al Maari

Le 22 novembre 2017 par

Le jeune Franco-syrien publie un premier single qui tente le grand pont entre Alep et Brooklyn.

C’est un peu de vent d’été qui nous arrive aux prémices de l’hiver. Florent Maaratié a la trentaine et vit à Paris, mais c’est vraisemblablement dans un autre héritage qu’il a décidé de puiser pour introduire son nouveau projet Al Maari. A ses propres racines d’abord, ce fils d’immigré syrien a emprunté un nom, celui d’un fameux poète arabe de l'âge médiéval. Côté musique, l’humeur orientale de ce premier single Stone Soul en sort renforcée par des cordes et des claviers habilement pointés dans la direction du Levant.

Al Maari - Stone Soul

Et puis, de l’autre côté de l’Atlantique, c’est plus sûrement vers New-York et son repaire indie-rock que penche le cœur musical d’Al Maari. Difficile de ne pas percevoir l’influence de Yeasayer ou de Grizzly Bear dans la voix ondulée de son chanteur, qui parvient au final à rapprocher le temps d’un titre deux héritages bien éloignés l’un de l’autre. La suite dira si l’exercice est tenable, avec un premier album prévu dès l’an prochain.

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