Willis Earl Beal en duo avec Cat Power pour le nouvel extrait de son prochain album

Le 06 septembre 2013 par

Willis Earl Beal, dont le second album Nobody Knows doit paraitre le 10 septembre, vient d’en dévoiler un troisième extrait inattendu : un duo avec Chan Marshall aka Cat Power.

Willis Earl Beal

Willis Earl Beal © NRK P3

 

Willis Earl Beal, dont le second album Nobody Knows doit paraitre le 10 septembre, vient d’en dévoiler un troisième extrait inattendu : un duo avec Chan Marshall aka Cat Power.

 

 

Petite pièce soul funk à la basse circulaire et à la guitare élimée, « Coming Through » révèle un caractère plus léger que ce que les deux extraits publiés depuis le printemps laissaient entrevoir. Le gospel entêtant et fracassé « Too Dry To Cry » :

 

 

Et la soul minimale et fantômatique d’ « Everything Unwinds » :

 

 

Le tout annonce un disque riche et protéiforme, où la voix ample, aussi instinctive qu’indestructible de Willis se promène dans des univers incertains, tantôt douceureux, tantôt en friche. Vraisemblablement plus produit qu’Acousmatic Sorcery, poignant  premier album publié en 2012, Nobody Knows semble ne rien céder sur le terrain de la sincérité, mais offre à Willis de nouveaux territoires à explorer, conquérir, s’approprier.

 

Semi hobo venu à la musique presque par accident, en y cherchant moins la reconnaissance d’un public que l’occasion de se faire des amis, Willis Earl Beal est un personnage entier et complexe. Si son aventure musicale a des relents de conte de fées, les méandres de sa vie antérieure tiennent plus de la littérature réaliste. D’échecs professionnels en échecs sentimentaux, de pertes de repères en pertes d’entourage, de Chicago à Albuquerque, Willis Earl Beal se retrouve à la rue. C’est comme ça qu’il se met à chanter, dans la rue, pour gagner quelques pièces. Et puis quelques chose se produit. La possibilité d’une issue, d’un sauvetage.

 

Willis Earl Beal Bandeau

Willis Earl Beal Bandeau © Erik B

 

Quoi que parfaitement autodidacte, il s’achète un micro, puis une guitare, une harpe, et se pique de vouloir enregistrer. Il fait tourner une démo, sur CD-R, partout où il passe. L’objet est accompagné d’un flyer sur lequel, à coté de son numéro de téléphone, Willis explique qu’il est désespérément à la recherche d’amis. Repéré par un magazine,  la manœuvre fonctionne, et Willis reçoit alors des appels de tous les États-Unis. Parmi eux : Mos Def.

 

La suite devient rose, la citrouille se transforme peu à peu, non pas vraiment en carrosse, mais au moins en voiture d’occasion encore côtée à l’argus. Le label XL Recordings, l’un des temples de l’indie pop (on y retrouve Adele, The XX, Vampire Weekend, Sigur Ros…), le traque et finit par le signer. Pour Autant, Willis fait partie de ceux à qui on ne dicte pas la conduite. Il est maître de son aventure. Il chante quand il le souhaite, il cesse quand il n’a plus envie. Comme en témoigne le Concert à emporter qu’il avait accordé à la Blogothèque en aout 2012.

 

 

En complément de son activité de chanteur, Willis Earl Beal touche à tout un tas de pratiques artistiques. Il a diffusé au printemps un court métrage mettant en mouvement les dessins qui composent la pochette de son premier album.

 

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Par: Equipe Fip

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