Laurent Courthaliac "All My Life - A Musical Tribute to Woody Allen"

- jazz&people
Album jazz de la semaine
All My Life - A Musical Tribute to Woody Allen

Après ses hommages aux maîtres du be-bop, le pianiste français revisite, en octet, le répertoire des Great American Song Book cher au réalisateur Woody Allen.

Disciple du pianiste Barry Harris, auprès de qui il a régulièrement étudié à New York, Laurent Courthaliac est assurément le musicien français actuel qui maîtrise avec le plus d’érudition et de justesse de ton ce langage qui est au fondement de tout le jazz moderne : le be-bop. Après une série de concerts dédiés aux maîtres du genre (Thelonious Monk ou Bud Powell), le pianiste sortait en 2013 Pannonica mettant en lumière l'égérie de ces boppers, la baronne Pannonica de Koenigswarter. Mais cette connaissance érudite et passionnée du jazz, ne se limite pas au bop, Laurent Courthaliac est aussi un amoureux du répertoire des Great American Song Book, celui de George Gershwin, Cole Porter ou Irving Berlin. Une passion commune avec le réalisateur new-yorkais Woody Allen à qui il rend hommage aujourd'hui sur les dix titres de All My Life.

Laurent Courthaliac est en concert les 27 et 28 octobre au Sunside à Paris.

Laurent Courthaliac sait apporter de la poésie et de la beauté à la tradition du jazz, qu’il maîtrise à la perfection. Yaron Herman

Depuis ses débuts, Woody Allen, lui-même clarinettiste, voue un culte au jazz, à tous les jazz qui rythment ses films et constituent l’idéale bande-son de sa ville, New York. Cinéphile, Laurent Courthaliac arrange et joue depuis quinze ans les musiques de films du cinéaste. Pour All My Life il a choisi les musiques de Manhattan (1979) et Everyone Says ‘I Love You’ (1996), principalement constituées d'oeuvres de Gershwin. Le pianiste y déploie tous ses talents d'arrangeur aidé par les orchestrations parfaitement ciselées de Jon Boutellier. À l’exception d’une pièce en solo et d’une autre en trio, le pianiste s'est entouré de fines lames venues de Paris ou New York, chacun apportant son chorus à cette plongée classieuse au cœur de l’esprit de Gershwin et des standards new-yorkais. Un pur moment de swing orchestral!

Laurent Courthaliac

Laurent Courthaliac © Patrick Bourdet

Commentaires