Vijay Iyer Trio "Break Stuff "

- ECM
Album jazz de la semaine
Break Stuff
© ECM

Pour "Break Stuff" le pianiste et compositeur new-yorkais Vijay Iyer renoue avec son fameux trio composé du contrebassiste Stephan Crump et du batteur Marcus Gilmore.

Pour son nouvel album "Break Stuff" le pianiste Vijay Iyer met à l’honneur le trio qu’il partage depuis maintenant plus de onze ans avec le contrebassiste Stephan Crump et le batteur Marcus Gilmore. Le pianiste new-yorkais d'origine indienne se dit inspiré autant par ses maîtres Ahmad Jamal, Andrew Hill ou Ellington que par les rythmiques de James Brown, Miles Davis, de la cohérence organique du Band of Gypsys de Jimi Hendrix, de la musique électronique et du hip hop. Un éclectisme que l'on retrouve dans les neuf compositions originales de Vijay ou dans les reprises "Work" (Thelonious Monk), "Blood Count" (Billy Strayhorn) et "Countdown" (John Coltrane).

Vijay Iyer Trio

© Juan Hitters / ECM

“Notre trio a toujours travaillé sur le principe de réorientation : on aime beaucoup s’emparer de quelque chose qui n’a pas été conçu pour notre format orchestral… et le façonner à notre mesure. Ça a pour effet de toujours nous faire aller dans des directions neuves pour nous. Ce sentiment de découverte est un vrai apport d’énergie.” Vijay Iyer

 

Un certain nombre de pièces de ce nouveau disque peuvent être entendues comme des déconstructions de compositions antérieures d’Iyer. Certaines sont issues d’une suite intitulée Break Stuff créée au Museum of Modern Art de New York, d’autres viennent d’Open City, une collaboration du pianiste avec le romancier nigérian Teju Cole et un grand ensemble.

Dans tous ces cas, le trio s’empare avec énergie du matériau et le transforme de fond en comble, sauf peut-être sur “Work”, où Vijay paie sa dette avec l’humilité du disciple envers celui qu’il considère comme son “héro n°1 de tous les temps”, Thelonious Monk. Sur “Hood” le pianiste rend hommage au producteur et DJ Robert Hood, figure culte da la scène techno minimaliste de Détroit; puis au Coltrane de l’époque Giant Steps sur “Countdown”.

A propos de sa reprise au piano solo de “Blood Count” le pianiste déclare :

“ Il y a quelque chose de très profond et d’une grande force émotionnelle dans ce thème, en partie parce qu’il s’agit d‘une sorte de pièce testamentaire dans laquelle Strayhorn contemple sa propre mort. J’ai toujours été un grand fan de l’album de Duke Ellington ‘And His Mother Called Him Bill’, un hommage posthume à Strayhorn, dans lequel Johnny Hodges offre une version déchirante de ce morceau.”  Vijay Iyer

Dates de concerts :
-14 mars / Marseille
-15 mars / Béziers
-16 mars / Avignon
-17 mars / Massy
-18 mars / Tourcoing

Site Vijay Iyer

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