Lee Konitz "Frescalalto"

- Impulse / Universal
Album jazz de la semaine
Frescalalto
Label Impulse

Le monstre sacré du saxophone alto illumine d'un regard toujours neuf quelques grands standards jazz.

A 89 ans, Lee Konitz est un des monstres sacrés du jazz dont la carrière commencée dans les années 40 est jalonnée de rencontres et expériences inoubliables. Rattaché à ses débuts au genre "cool" le saxophoniste dépasse les définitions et frontières musicales. En novembre et décembre 2015 il enregistrait son nouvel album frescalalto à l’Avatar Studio de New York avec une équipe de rêve formée du pianiste Kenny Barron, du bassiste Peter Washington et du batteur Kenny Washington.

Lee Konitz, Kenny Barron, Kenny Washington, Peter Washington

Lee Konitz, Kenny Barron, Kenny Washington, Peter Washington

« Kenny Barron a un merveilleux sens du temps et de la mélodie
et il l’exprime sans éprouver le besoin d’en faire des tonnes. Il ne passe pas son temps à mettre en avant ses facilités en tombant dans une virtuosité gratuite »,
explique le saxophoniste. « Le jeu de Kenny Washington témoigne quant à lui d’une parfaite maîtrise du rythme et son son de batterie est magnifique. Peter a pour sa part une belle manière de s’exprimer à la basse. La basse est un instrument difficile. Mais lorsqu’il en joue, chaque note ressort avec clarté ».

On aime l'esprit novateur et l'approche épurée de l’improvisation de Lee Konitz. Dans ce Frescalalto, il revisite quelques standards de jazz, Stella By Starlight de Victor Young ; Darn That Dream, une ballade de Jimmy Van Huesen ; Play, Fiddle Play de Jack Lawrence dans lequel Lee glisse une allusion à la chanson yiddish Bei Mir Bist Du Schoen de Sholom Secund ; Out of Nowhere de Johnny Green ; Invitation de Paul Francis Webster ; Cherokee de Ray Noble. Il propose aussi des compositions personnelles comme Thingin, Kary’s trance et Gundula ( sortie en 1999 sur l’album Sound of Surprise), et en bonus le merveilleux Body and soul de Johnny Green.
 

« J’ai joué la plupart de ces morceaux tout au long de ma carrière. Ce sont des compositions formidables qui nous défient toujours de parvenir à les aborder de manière originale. C’est ça le but. Parfois, je n’y arrive pas. Mais de temps à autres, je commence à jouer et ces mélodies empruntent des voies totalement inédites. Et là, c’est le pied. »  Lee Konitz

Lee Konitz on Impulse - Photo de John Abbott

Lee Konitz fut le premier saxophoniste alto à se démarquer du bebop et à s’émanciper de l'influence de son ami Charlie Parker. Il a joué dans le nonet de Gil Evans avec Miles Davis, avant de rejoindre le premier groupe de Charles Mingus. Il fut aussi le compagnon de scène de Lennie Tristano, Warne Marsh, Martial Solal, Bill Evans, Dave Brubeck, Kenny Werner, Michel Petrucciani, Brad Mehldau, Charlie Haden ....et tant d'autres. Lee Konitz a influencé de nombreux musiciens comme Art Pepper et Paul Desmond. 

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