Yotam Silberstein "The Village"

- jazz&people
Album jazz de la semaine
The Village

Le guitariste israélien est de retour avec un cinquième album au swing élégant et aux inspirations nomades, enregistré avec un trio de rêve.

Natif de Tel Aviv et issu de la même génération que le trompettiste Avishai Cohen, le pianiste Shai Maestro et le saxophoniste Eli Degibri, Yotam Silberstein fait partie de ces musiciens qui ont mis Israël sur la carte du jazz mondial. En 2005 le guitariste s'est installé à New York pour suivre les cours de la New School for Jazz, depuis le musicien a fait ses armes avec le saxophoniste James Moody, George Coleman ou Jimmy Heath. En sideman, il a enregistré avec David Sanborn, Antonio Hart, Spike Wilner, Nathan Davis, Walt Weiskopf... Remarqué par l'incroyable fluidité de son jeu, son sens de l'improvisation et sa parfaite maîtrise du be-bop, des musiques latines et d'ailleurs, Yotam Silberstein multiplie les projets et il vient d’enregistrer en trio auprès du contrebassiste John Patitucci un album de musique brésilienne.

Mais c'est bien The Village, son cinquième album en tant que leader qui nous intéresse ici. Un pur bijou de swing élégant pour lequel il a convié une section rythmique de référence avec laquelle il a régulièrement joué par le passé : le pianiste Aaron Goldberg (coproducteur de l’album), le contrebassiste Reuben Rogers et le batteur Gregory Hutchinson. Neuf titres dont six compositions originales du guitariste qui sont autant de voyages jazz à travers la musique israélienne, les influences arabes, le Baião du Nordeste brésilien, la samba, le choro, la milonga argentine.

Cet album est la traduction de ma rencontre personnelle avec ces différentes traditions, ces sonorités et ces instrumentistes qui m’ont inspiré, m’ont appris et ont élargi mon horizon au gré de mes voyages et de mes tournées. Yotam Silberstein

Même si sa virtuosité est évidente, le guitariste semble toujours à la recherche de la note juste et de la fluidité du discours musical bien aidé ici par la complicité de ses trois grands compagnons de route. Qu’il joue le blues laid back, qu’il fasse tourner une milonga à la sensualité argentine, qu’il reprenne une composition de Jacob do Bandolim, virtuose brésilien de la mandoline, ou qu’il s’engage, à l’unisson avec le piano, dans de vertigineuses lignes du grand Lennie Tristano, son toucher est aussi agile que précis, sa décontraction de tous les instants. Le quartet alterne, avec la même réussite, des balades downtempo superbes et des envolées swing irrésistibles.

Yotam Silberstein est en concert:
le 26 janvier - Sunside à Paris
le 18 mars - Jazz à Copernic à Paris

Yotam Silberstein

Yotam Silberstein © GulnaraKhamatova

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