Toufic Farroukh "Villes invisibles"

- FT & HOT 8 MUSIC/ L’autre distribution
Album jazz de la semaine
Villes invisibles
Label Hot8 Music

L'artiste franco-libanais met en musique sa ville rêvée, une cité idéale pour tous et toutes.

Le saxophoniste, percussionniste, compositeur, producteur et enseignant Toufic Farroukh nous entraîne dans son monde chimérique et envoûtant. Le nom de son nouvel album Villes invisibles, sorti le 3 mars, est un clin d'oeil au roman éponyme d'Italo Calvino publié en 1972, lui-même inspiré des voyages en Orient de Marco Polo dans le recueil étrange entre fiction et poésie intitulé Le Livre des Merveille (1296). Toufic Farroukh s'éloigne de Beyrouth, sa ville natale à laquelle il consacrait l'album Cinéma Beyrouth en 2012 pour esquisser un avenir harmonieux dans ces villes du monde qu'il a rêvé paisibles pour les femmes et les hommes.  

Dans Les villes invisibles (Le città invisibili), Italo Calvino mettait en scène l’empereur Kublai Khan et Marco Polo. Le premier ne pouvant se rendre dans toutes les villes qu’il a conquises, demande au second de les visiter pour lui et de les lui décrire. 

« En voyageant, on s’aperçoit que les différences se perdent »  Extrait - Les villes invisibles d’Italo Calvino

Parmi les villes décrites par Italo Calvino, Zobéïde est celle qui reflète la cité que Toufic Farroukh imagine. On raconte que des hommes venus de divers pays ont rêvé d'une femme nue aux longs cheveux courant dans une ville inconnue. Au réveil, ils se lancent à sa recherche en vain mais se retrouvent ensemble. C'est à l'endroit où ils ont perdu ses traces qu'ils décident de construire la cité de leur rêve. A son tour Farroukh imagine une cité au delà des continents, brassant cultures et influences occidentales, orientales, latino-américaines. « Une ville dont les rumeurs créent une formidable bande-son quotidienne », dit-il.  

Toufic Farroukh - Photo de Charles Cremona

Toufic Farroukh - Photo de Charles Cremona

Toufic Farroukh vit en France, "pays des Lumière" depuis trente deux ans. Il a réalisé cinq albums, écrit plusieurs musiques pour le cinéma et la danse. Avec ses collaborations il croise diverses cultures et univers. Néamoins il reste conscient des réalités du monde. Dans Villes Invisibles, co-arrangé par Leandro Aconcha, il décrit la cité idéale aux reflets multiples, à la fois douce et violente, en mêlant au jazz, des sonorités orientales, des influences balkaniques et des rythmes latino-américains. Du titre Angela, inspiré d'une danse du folklore roumain qui évoque le périple des réfugiés vers l'Allemagne, à VSA, un hymne évoquant le bonheur de se retrouver dans le Vaucluse à Ville-sur-Auzon, entouré de ses amis, notre bâtisseur de l'imaginaire et ses précieux acolytes nous baladent sur les ailes de ses songes poétiques. Sur Rio de Cairo, le seul titre chanté de l'album, Toufic Farroukh (saxophone), Didier Ithursarry (accordéon), Ahmad Al Khatib (oud), Frédéric Favarel (guitare), Marc Buronfosse (contrebasse), Luc Isenmann (batterie), Bachar Khalifé (percussions), invitent Naima Yazbek pour nous transporter au coeur d'un espoir universel.

CONCERT DE SORTIE DE L'ALBUM :

Le 27 avril au Studio de l'Ermitage - Paris.

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