Tinariwen "Emmaar"

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Emmaar
Tinariwen/Joshua Tree © MARIE PLANEILLE

Après "Tassili" en 2011, Tinariwen le groupe phare du blues saharien continue son aventure musicale avec l'album "Emmaar", enregistré à Joshua Tree.

Après "Tassili" en 2011, Tinariwen le groupe phare du blues saharien continue son aventure musicale avec l'album "Emmaar" dont la sortie est prévue le 10 février. Tinariwen, qui a dû s’affranchir de sa terre malienne toujours en proie à la déstabilisation, a choisi l’épicentre du stone rock pour l’enregistrement de son sixième album, dans le parc naturel de Joshua Tree, patrie des Kyuss, Queens Of The Stone Age et autres Eagles of Death Metal.
Tinariwen sera en concert le 11 mars au Trianon (Paris) 

En raison de l’instabilité politique de son pays, le groupe a enregistré loin de sa terre natale pour la première fois, s’installant dans un autre désert, celui du Mojave, en Californie. Enregistré en trois semaines dans un studio construit dans une maison d’une région connue pour son rock‘n’roll déjanté et son folk cow-boy psychédélique, Emmaar offre un son pur et naturel, des percussions et des guitares sinueuses du premier titre de l’album, « Toumast Tincha », aux rythmes galopants de « Chaghaybou ». « Nous n’étions pas dans un vrai studio ou en plein air dans le désert comme pour Tassili, » dit Ag Leche, « nous avons construit un studio dans une grande maison à Joshua Tree. Tout le monde dans la même pièce, sans séparation. Nous voulions quelque chose qui sonne naturel et live. » 

Aux côtés des membres originaux qui ont fondé le groupe dans les années 1980 (les chanteurs et guitaristes Ibrahim Ag Alhabib, Abdallah Ag Alhousseyni, et Alhassane Ag Touhami) et de la plus jeune génération qui a grandi en écoutant la formation et l’a rejointe dans les années 1990 (le multi-instrumentiste Eyadou Ag Leche, le guitariste Elaga Ag Hamid, et le percussionniste Said Ag Ayad), le groupe a invité des amis musiciens rencontrés aux grès de leurs tournées... Grâce aux apports du guitariste des Red Hot Chili Peppers, Josh Klinghoffer, de Matt Sweeney (guitare) de Chavez, du violoniste et joueur de pedal steel de Nashville, Fats Kaplin, et du poète Saul Williams,"Emmaar" offre une musique riche, faite de textures atmosphériques, emmenée par un jeu de guitare incisif. 

Si le lieu était nouveau, leur musique se concentre toujours sur la vie dans le Sahara. « Les nouvelles chansons, sur cet album, parlent de ce que nous ressentons aujourd’hui, » dit Ag Leche, « les problèmes des Touaregs, le besoin d’être reconnus par l’administration de notre pays. Mais il y a aussi quelques façons poétiques de décrire nos sentiments. Le langage Tamasheq utilise beaucoup de métaphores, et il vient de l’ancienne poésie traditionnelle touareg, qui parle des tribus touaregs, de leurs aventures dans le désert, des guerres, mais aussi de la beauté du désert, du ciel, des terres, et de l’Assouf, notre blues, et de la nostalgie d’un temps révolu. »

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