Mélanie de Biasio "No deal"

- pias
No deal

Accompagnée de Pascal Paulus aux claviers, Dre Pallemaerts à la batterie et Pascalo Mohy au piano, l'artiste belge livre ici l'une des plus belles oeuvres vocale de cette année 2013.

Musicienne originaire de Charleroi et désormais basée à Bruxelles, la chanteuse et flûtiste Mélanie de Biasio a sorti en 2007 son premier album "A Stomach Is Burning" célébré dans Jazzman. Après des années de tournées, de travail sur ses nouvelles compositions, elle dévoile enfin les sept titres de "No Deal". Un pur bijou à découvrir le 28 octobre sur la scène de la Flêche d'Or (Paris) et le 19 novembre au New Morning.

Mélanie de Biasio sort son 2ème album "No Deal"

Mélanie de Biasio sort son 2ème album "No Deal" © Olivier Donnet

Ecartons tout de suite la question du genre musical de "No Deal" ; du jazz bien sûr, de la chanson évidemment mais aussi de la pop, du blues, de la soul. Peu importe le style, cette musique qu'elle a composée avec Pascal Paulus, est un écrin parfait à sa voix douce, grave, sensuelle et à son chant profond, intense et envoûtant. Ses compositions "d'ombre et de crépuscule" doivent, selon ses mots, « prendre le temps de raconter une histoire, aller vers l’épure et donner au chaos le temps d’arriver ». Accompagnée de Pascal Paulus aux claviers, Dre Pallemaerts à la batterie et Pascalo Mohy au piano, l'artiste belge livre ici l'une des plus belles oeuvres vocale de cette année 2013.

Avant d'étudier l'harmonie puis le chant, Mélanie de Biasio a commencé avec la flûte traversière. Un instrument qu'elle joue ici avec des mouvements ondulatoires dans l’espace qui rappellent ceux d’un Yusef Lateef. Qu'elle murmure, chante ou déclame, la chanteuse jongle avec les athmosphères blues aux airs de spirituals sur "Sweet Darling", d'un jazz sombre aux allures de trip hop et aux échos Pink Floydiens "With Love". Comme  Nina Simone, qu'elle admire, Mélanie de Biasio propose sa version d’"I’m Gonna Leave You" de Rudy Stevenson; une leçon d'intensité aussi hypnotique qu'inquiétante et dramatique. Le premier et le dernier titre nous plongent dans le jazz contestataire de la lutte pour les droits civiques d'Abbey Lincon, de Max Roach et de Nina Simone.

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