Girls In Hawaii "Nocturne"

- Naïve Records / 62TV Records
Nocturne

Les boys de Girls in Hawaii reviennent ce vendredi 29 septembre avec leur nouvel album « Nocturne ».

Ne vous y trompez-pas. Les Girls in Hawaii sont tous de sexe masculin et sont originaires de Belgique, contrairement à ce que laisserait entendre leur nom. Formés en l’an 2000, les six belges ont donné un nouveau souffle à l’indie pop ces dernières années avec leurs mélodies rythmées et acidulées. Le groupe ouvre un nouveau chapitre dans sa carrière et reprend les marches de la scène. Ils se produiront en effet plusieurs fois en France dans les mois à venir, notamment le 22 novembre au Stéréolux à Nantes et au Trianon à Paris le 28 du même mois. 
Ce quatrième opus s’inscrit dans la continuité de leur œuvre, truffé de ballades mélodieuses et progressives, aux accents électroniques très marqués. Il est produit par Luuk Cox, déjà aux manettes sur « Everest » sorti en 2013. Quelques bribes acoustiques persistent pour ne pas perdre en chemin les amateurs des Girls, comme des arpèges au piano sur le titre (magistral) d’ouverture « This Light » ou une guitare lancinante sur « Cyclo ».

L’attention particulière portée aux harmonies électriques et aux beats, parfois décalés comme sur le morceau « Monkey », prouve une nouvelle maturité de ce groupe désormais bien ancré dans la scène indépendante européenne. Ayant conquis l’international dix ans auparavant, avec des succès remarqués aux Etats Unis et au Japon, ils espèrent bien sûr renouveler cette aura Outre-Atlantique. On notera en écho avec cette ambition une légère influence japonisante sur un titre comme « Blue-shape » qui offre une mélopée claire et obscure à la fois, un hommage glaçant aux enfants réfugiés naufragés. Les ondes sonores enchevêtrées d'instrus aquatiques, doublées des voix douces au timbre chaud d’Antoine Wielemans et Lionel Vancauwenberghe, raviront les humeurs mélancoliques des cœurs tourmentés. Au final surgit donc un disque qui joue sur les contraires, transformant le désespoir en énergie lumineuse, avec une connotation très Radiohead ou Air sur plusieurs titres.

Les boys de Girls in Hawaii - Photo d'Olivier Donnet

Les boys de Girls in Hawaii - Photo d'Olivier Donnet

En contraste avec cet album de nuit, le visuel de la pochette, basé sur une œuvre du plasticien anglais Tom Hammick, se pare des couleurs chatoyantes du petit jour. L’univers visuel de GIH se veut fantasque, polychrome et décalé, à l’image du premier clip issu de l’album sorti en mai dernier sur le morceau « This Light ».

Le tout nouveau clip « Guinea Pig » est la suite de « The Walk », dirigé par Marine Dricot. La réalisatrice belge pousse la fantaisie à son paroxysme en retraçant l’histoire d’un couple loufoque entre une femme perruquée et un monstre peu ragoûtant. Une romance sombre qui se termine mal puisque le personnage féminin finit par commettre l’irréparable dans « The Walk ». Le récit se poursuit avec « Guinea Pig » où l’on suit la fuite de la meurtrière, dont la capture est mise à prix, vers les collines d’Hollywood puis les côtes californiennes. Au final, une œuvre contrastée, entre les airs rêveurs et troubles de l’album et le graphisme bariolé et très osé de la vidéo, qui ouvre un nouvel horizon radieux pour les garçons de Girls in Hawaii. 

Girls in Hawaii est en concert:
le 22/11 - Nantes - Stereolux
le 23/11 - Bordeaux - Krakatoa
le 24/11 - Angouleme - La Nef
le 25/11 - Orléans - L’Astrolabe
le 28/11 - Paris - Le Trianon
le 29/11 - Caen - Bif Band Café
le 30/11 - Vannes - Echonova
le 01/12 - Rennes - l’Etage
le 02/12 - Lille - Le Splendid
le 06/12 - Rouen - Le 106
le 08/12 - Lyon - L’Epicerie Moderne
le 09/12 - Strasbourg - La Laiterie

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