Le tour du monde du rêve américain, C’est Magnifip !

Le 27 décembre, C’est Magnifip vous invite au voyage. Comment se porte le rêve américain dans le monde ? Existe t il toujours et comment est-il perçu ?

FIP explore un nouvel itinéraire et donne rendez-vous chaque mardi à 20h aux auditeurs pour une nouvelle échappée musicale. Une émission animée par Emilie Blon-Metzinger et réalisée par Massimo Bellini. 

Mardi 27 décembre de 20h à 22h C'est Magnifip explore l’idéologie de l’American Dream, ses illusions, ses déceptions et ses questionnements. Le monde parle de l'Amérique et la programmation musicale de René Hardiagon s'en fait écho, de This is not America de David Bowie à American Boy de Cocoon, en passant par Amerika de Jaromir Nohavica, Come un' america de Gianmaria testa ou encore l'American land de Bruce Springteen : 

Le rêve américain incarne la liberté de croire et de pratiquer ainsi que l’égalité. Tout semble possible à qui se donne les moyens de réussir. Les Etats-Unis sont censés être le pays où toutes les opportunités sont ouvertes pour quiconque entreprend de mobiliser ses talents avec courage et détermination. Le concept est apparu au 16ème siècle. Les premiers colons furent des puritains britanniques. Ces Quakers partaient loin des persécutions vers une terre promise conforme à leurs rêves pour tout reconstruire et dans l’espoir d’y trouver la liberté de culte.

Mais les conditions de vie furent souvent difficiles pour les immigrants et pour les Indiens qui défendaient leurs terres. Les autochtones survivants furent parqués dans des réserves. De guerres inégales en massacres répétés, ravagés par une multitude de fléaux, les Indiens d'Amérique privés de leur autonomie, se battent toujours pour leurs droits. Un tout autre rêve américain ! 

Les Juifs arrivèrent aussi, fuyant les persécutions, les Italiens, la pauvreté et au 19ème siècle les Irlandais pour échapper à la famine endémique. Puis les Grecs, les Chinois, les Coréens ...qui se sont regroupés en communautés. Au début du 20ème siècle, lorsque les émigrants apercevaient la statue de la Liberté et sa torche qui éclaire le monde, c'était la promesse d'un monde meilleur. Dessinée et construite par Bartholdi sur une ossature rélisée par Gustave Eiffel, le cadeau de la France trône à New-York, sur l’île de Liberty Island au sud de Manhattan. Aux pieds de cette femme coiffée d’une couronne à 7 pointes représentant les 7 continents, des chaînes brisées symbolisent l’abolition de l’esclavage. Sur la tablette tenant dans sa main gauche est écrite la date de l'indépendance des E.U. le 4 juillet 1776. Le fondement du rêve américain c'est La Déclaration d’indépendance rédigée en 1776 par Thomas Jefferson :

« Tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur ». Extrait de la Déclaration. 

Si cette statue de la Liberté symbolise l'idée de rêve américain pour des milliers de migrants arrivant sur la côte atlantique, le Golden Gate Bridge sur la baie de San Francisco a la même signification pour ceux et celles qui arrivent par la côte pacifique. Aujourd’hui encore, les touristes se précipitent sur le pont rouge pour toucher du doigt l'American Dream, nourri par le mythe Hollywoodien et les réussites de la Sillicon Valley. Et pourtant les injustices et les discriminations assassinent chaque jour ce rêve : 

De nos jours, les objectifs de l’Americain way of life avec la belle maison, la belle voiture, les beaux enfants instruits et bien placés dans la vie et la retraite confortable, sont de plus en plus difficile à atteindre. Ils sont même dépassés. Le rêve américain serait -il terminé ?

"Fini ! Peut-être que la seule bonne chose dans tout ça c’est qu’on est en train de se réveiller du rêve américain. C’était un fantasme qui nous a trompés pendant des générations. C’était plus une loterie qu’une vraie possibilité".  L'écrivain Russell Banks - DNA

Où en est-on de ce rêve américain ? Et fait-il sens ?  Où en est-on de nos rêves, tout court ? S’élever en exploitant ses capacités, en mobilisant ses talents tout en respectant le principe d'égalité des chances. Se réaliser dans un idéal d’équité, luttant contre les discriminations et privilégieant la paix. Travailler pour vivre et non l'inverse. Protéger la terre et ceux et celles, vertébrés ou non, qui la peuplent. Forger une vision plus solidaire de l'avenir...et tout ça sans reformer de nouveaux genres de domination. Voilà toute la complexité d’un monde à repenser, toujours. Au boulot !  

Commentaires