Les labels électro : C'est Magnifip
Trax Records

Un voyage dans l’univers techno, house, deep ou acid, au travers de labels indépendants et emblématiques.

Chaque mardi de 20h à 22h, une émission animée par Frédérique Labussière et réalisée par Massimo Bellini.

Héritières du funk, du hip-hop et du disco, les musiques techno, house et leurs déclinaisons deep, acid ou autres ont contribué à diffuser et populariser la musique électronique, en remplissant les clubs du monde entier à l'aube des années 90. L’histoire de l’électro, c’est d’abord une histoire de bricolages, de bidouillages électroniques dans une chambre et surtout devant un ordinateur. Une histoire marquée par le fleurissement de nombreux petits acteurs indépendants, les labels, qui pour certains vont propulser leurs artistes au niveau mondial et s’imposer comme marque de référence sur les dance-floors et dans les clubs du monde entier. L’électro se décline selon les styles et les zones géographiques, mais fait partie d’un mouvement plus global, qui dès le départ assigne à son existence un sens politique, une certaine conscience collective, humaniste et attentive aux émotions.

La vague disco des années 1970 avait popularisé l’art du maniement des platines avec son précurseur Larry Levan et ses labels iconiques comme le Casablanca Records et le Salsoul Orchestra, à l’origine de cette production d’Inner Life :

La house music a pour sa part largement participé au mouvement gay, comme le rappelait Arnaud Rebotini dans l’émission "Certains l’aiment Fip" consacrée au film 120bpm. Née dans les ghettos et les clubs gays de Chicago, sous l’impulsion de Marshall Jefferson et Frankie Knuckles, la house fait rapidement vibrer toute l’Europe et surtout l’Angleterre à partir de 1987. C’est la grande époque de Trax Records, avec Larry Heard alias Mr Fingers et son tube Can You Fell It sorti en 1988.  En Belgique, le mouvement se décline sous l’appellation « New Beat », prenant une grande ampleur dans le début des 90’s sous l’égide du label R&S records, qui produit en 1993 le morceau considéré comme un monument de la house music, Plastic Dreams de Jaydee. Ce label légendaire est aujourd’hui la maison de disque du chilien Nicolas Jaar. Ces styles font fureur, tant au hit-parade que dans les clubs comme le mythique méga-dancing du Bocaccio situé près de Gand.

1988 marque aussi une nouvelle étape pour la musique produite par ordinateur. Une bande de potes originaires de Détroit, composée de Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson et Jeff Mills, tous passionnés de nouvelles technologies et fans de la musique robotique de Kraftwerk, crée la techno. Différente, car plus dure, sans voix, et répétitive, elle conquit très vite le public. La musique techno se structure peu à peu autour du label Underground Resistance, prônant un mouvement à contrepied des artistes de leur époque: anonyme, indépendant vis-à-vis des médias et radical. L’envie de rassembler les gens devient un manifeste pour la fête, avec le désir d’abattre les frontières entre les hommes. C’est à Berlin, après la chute du Mur, que la culture techno trouve une terre fertile et s’épanouit dans les friches industrielles. Une techno « low profile » et underground qui reste au goût du jour, aujourd’hui hissée par de jeunes acteurs comme le label Trip dirigé par la productrice et artiste Nina Kraviz ou les berlinois de Pampa Records, qui écument les clubs et les festivals européens.

Loin de l’ambiant, de la drum and bass ou de la jungle londonienne, Manchester, cité post-industrielle est le berceau de la diffusion de la sous-culture rave et de l’acid-house, avec son club légendaire, La Hacienda et ses warehouses, ces hangars où l’on danse jusqu’au petit jour. C’est là que Laurent Garnier, à 21 ans, prend la claque de sa vie sur Farley Jackmaster Funk :

Se donnant la mission de diffuser la vibe techno en France, Garnier crée le label mêlant deep house et techno mélodique  F Communication avec Éric Morand en 1994. Ils inspirent le succès de la French Touch dans les années 2000, dont les Daft Punk et les artistes du crew Ed Bangers sont les héritiers. Une scène française qui sait se renouveler constamment aujourd’hui avec l’émergence de petits labels indé comme Nowadays, hôte du caennais Fakear, ou d’autres devenus très célèbres comme Bromance qui rassembla Brodinski et Gesaffelstein.
 

Programmation musicale

20h01 : A REMINISCENT DRIVE - Leg Show
20h03 : MR. FINGERS - Can You Feel It
20h08 : MOODYMANN - Sunday Morning
20h14 : BOARDS OF CANADA - Aquarius
20h20 : JUSTICE - D.A.n.c.e
20h24 : INNER LIFE - Ain T No Mountain Hight Enought
20h29 : HUGO LX - Intensity
20h33 : MASTERS AT WORK - Maw Expensive
20h37 : JONO MCCLEERY - Ballade
20h45 : FUNKY TECHNICIANS - Airtight Remix
20h52 : GOLDIE - Inner City Life
20h56 : PAMLSKIN PRODUCTIONS - Like Brothers
21h00 : COUNT BASIC - Gotta Jazz
21h05 : NIGHTMARES ON WAX - Les Nuits
21h08 : BUGGE WESSELTOFT - My Street
21h14 : BADMARSH AND SHRI - Signs
21h18 : JAYDEE - Plastic Dreams
21h23 : NINA KRAVITZ - Pain In The Ass
21h32 : ROMANTHONY - The Wanderer
21h37 : ISOLEE - I Like It Here Can I Stay
21h41 : CORNELL CAMPBELL - King In My Empire
21h47 : RAE AND CHRISTIAN - Ready To Roll
21h52 : BUGZ IN THE ATTIC - Booty La La
21h57 : KEVIN SAUNDERSON - Rock To The Beat

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