Dites 33 sur Fip : Arnaud Rebotini et Mina Tindle
Arnaud Rebotini bd © Q Caffier

Notre émission consacrée aux vinyles recevait Arnaud Rebotini, Mina Tindle, Good Old Boys.

Amis du vinyle et du bon son, c'est reparti pour un nouvel épisode de Dites 33 sur Fip, votre émission musicale où Fip vous fait découvrir des vinyles d’exception (pépites des invités, perles de la discothèque de Radio France...).
Le 27 juin pour la dernière de la saison Luc Frelon concoctait une émission avec deux invités, deux ambiances deux dancefloors : Arnaud Rebotini, producteur et cerveau de Black Strobe et l'artiste Mina Tindle, le mix de fin d'émission etait assuré par les Good Old Boys.

ARNAUD REBOTINI

Accaparé par ses aventures en solo et sous son nom propre, le producteur français Arnaud Rebotini avait mis en stand-by son projet Black Strobe. Il l’a relancé en 2012 avec deux nouveaux singles : Boogie In Zero Gravity et The Girl From The Bayou. Des morceaux où il est toujours question de l’Amérique des cowboys et de l’héritage du rock’n’roll qui rencontrent la musique synthétique défendue par le Parisien.

Un univers de western moderne, mélancolique et classe, qui a séduit Quentin Tarantino – il a utilisé la reprise de I’m A Man par Black Strobe pour la bande annonce de son film Django Unchained – et Dior qui a choisi le même titre pour la publicité de son parfum Eau Sauvage.

Voilà maintenant le single Going Back Home, avec deux nouvelles compositions et une reprise de Rufus Thomas, qui avait été popularisée par Elvis Presley (Tiger Man).Trois titres dans lesquels Arnaud Rebotini et son gang marient guitares rock et blues, boucles synthétiques et rythmiques discoïdes. Avec la voix de velours du crooner Rebotini. Ce EP précède Godforsaken Roads, le deuxième album de Black Strobe qui sortira en septembre 2014.

MINA TINDLE

Mina Tindle bd

Mina Tindle bd © Claude gassian

Deux ans après Taranta, son premier album intimiste qui lui aura valu les louanges d’une critique unanime et la reconnaissance publique, Mina Tindle forge avec Parades un grand disque lumineux – une fenêtre ouverte sur le monde, une invitation au voyage vers des cieux d’azur et un horizon infini.

Taranta avait été brodé au fil du temps et des émotions, de tâtonnements et d’expérimentations. Parades, dans toute son éloquente ampleur, a été écrit presque dans l’urgence, en une poignée de semaines estivales. Au fil des 12 plages qui le constituent, l’âme vagabonde et nomade de sa démiurge s’y déploie dans toute sa changeante pudeur.

Il est ici question de deuils, d’amour, d’attentes, mais aussi de variations climatiques, là où son prédécesseur était avant tout organique. « Je suis méditerranéenne d’origine, confie l’intéressée. La musique me bouleverse dans ce qu’elle a de sensuel, dans tout ce qu’elle représente comme images, comme couleurs. Avec Parades, j’avais envie de faire un disque d’essence, qui sache capturer les sens. Je peux passer des heures à regarder la mer, à faire la cuisine… Je suis une contemplative active par le goût, la vue comme le toucher.» Contemplative : le terme résonne étrangement pour qui connaît cette tête bien faite, dans laquelle la pensée foisonne et bout. 

Le long des cris de guerre conquérants que sont “I Command”, “The Seaside”, des souffles intimes de “Dehors” ou de “Ta Peau”, des évocations sinueuses et bienveillantes de “Je Sais” ou du nerveux “Pas Les Saisons”, Parades tend des passerelles entre folk sylvestre à la Bon Iver, pop française, variété italienne et musiques africaines, jusqu’à un tropicalisme franc.

Kaléidoscopique, exotique, ésotérique, Parades parcourt la carte des acclimatations en même temps qu’il joue les chamanes : Mina Tindle y convoque mages et marabouts, ombres et lumières, rites incantatoires ou guérisseurs pour un résultat qui ne laisse jamais indifférent : «Si cet album doit traduire un état d’esprit, explique-t-elle, c’est la volonté, la foi en l’action… Dans ce domaine-là, on ne peut pas faire les choses à moitié.»

GOOD OLD BOYS

good old boys

good old boys © DR

 

Les Good Old Boys, duo de producteurs electro parisien constitué de Hadrien Merchadier & Florent Beauvallet, se sont formés grâce à leur passion commune pour la musique. Ils réalisent également de nombreux edits tel que "I'm your boogie man" (KC & The Sunshine Band) ou "Contre Vous" (Gilbert Bécaud).
Régulièrement présents dans les salles parisiennes, ils sortent fréquemment des DJ mixes pour différentes radios & blogs.

Repérés sur les réseaux sociaux, ils ont sorti dernièrement leur EP intitulé "Firescape" sur le label anglais Wired. Un disque qui reflète l'univers des Good Old Boys, mêlant de l'electro groovy à des harmonies plus sombres.

Retrouvez la playlist de l'émission:

  • Townes Van Zandt - I'll Be Here In The Morning 
  • Cowboy - All My Friends
  • Alphonse « Bois Sec » Ardoin - Jolie Catin
  • Cocteau Twins - Blind Dumb Deaf
  • Mina Tindle - Madonne
  • Lucio Battisti - Fiori Rosa, Fiori Di Pesco 
  • Black Strobe- The House Of Good Lovin
  • Johnny Cash – When I’ve Learned
  • Jerry Lee Lewis – Shogun Man
  • Orouni – Firearms
  • Selda - Yaz Gazeteci Yaz
  • Mississippi Fred Mc Dowell – Red Cross Store
  • John Lee Hooker – Mean Mean Woman
  • The Acid – Basic Instinct
  • Glen Campbell - Wichita Lineman 
  • O – Mon Echo
  • Olivier Libaux (uncovered QOTSA) Medication

Programmation musicale

19h01 : No Improper Use
19h05 : Yuri S Choice
19h10 : Doodlin
19h16 : Sunny
19h20 : Roy Allen
19h25 : Maybe It
19h28 : Blue Pepper
19h31 : Miss Thing
19h37 : Central Avenue Boogie
19h39 : Mannix Title Track
19h43 : Isn T She Lovely
19h46 : Alone Together
19h52 : The Beat Goes On
19h57 : Windjammer
20h09 : Ignition
20h12 : Shake Your Tailfeather
20h15 : Home Is Where The Hatred Is
20h27 : Theme From Peter Gunn
20h28 : The Candy Man
20h31 : The Candy Man
20h41 : Little Sunflower
20h49 : My Favourite Things

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