Soirée spéciale Frank Sinatra
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[Replay] Entre musique et cinéma, Fip s’est intéressé à la carrière de Frank Sinatra, le plus mythique des crooners New-Yorkais.

Fip est partenaire de la Cinémathèque Française pour accompagner la rétrospective consacrée à la filmographie de Frank Sinatra. Mercredi 10 juin, Jane Villenet et René Hardiagon vous transportaient quelques décennies en arrière dans l’univers musical swing et cool du chanteur pour un Club Jazzafip de 19h à 20h30 autour de sa filmographie, suivi par une programmation spéciale jusqu’à 23h.

Une soirée musicale pour cinéphiles en compagnie des légendes Dean Martin, Sammy Davis Junior, Marylin Monroe, Nat King Cole, Liza Minnelli, Ava Gardner, les musiques de films de Leonard Bernstein ou Cole Porter... et bien sûr Franck Sinatra lui-même.

A l’occasion du centenaire de la naissance de Frank Sinatra, la Cinémathèque Française propose du 5 au 17 juin une programmation d’une vingtaine de films mettant en scène le célèbre chanteur italo-américain natif du New-Jersey.

Ayant débuté une prometteuse carrière de chanteur populaire dès le début des années 40, c’est évidemment pour des comédies musicales que Hollywood le contacte. Le genre est en vogue à l’époque et il permet à Sinatra d’accroître sa popularité en s’affichant sur grand écran, malgré un physique quelque peu ingrat qui le complexe. Frank Sinatra devient le faire-valoir de Gene Kelly dans Anchor’s Aweigh (Escale à Hollywood de George Sidney en 1945) ou On The Town (Un jour à New York de Stanley Donen et Gene Kelly en 1949). Il s'acquitte de ses rôles avec grâce et humour, et démontre un exceptionnel talent de danseur.

Après l’euphorie des années 40, le cinéma délaisse les comédies musicales et Sinatra ambitionne de devenir un acteur reconnu et pas seulement un chanteur pour dames qui pousse la chansonnette en faisant quelques pas de claquettes.

Avec des rôles dramatiques forts, l’acteur en herbe démontre un talent indiscutable sous la direction des plus grands réalisateurs de son temps : tueur psychopathe dans Suddenly  (Je dois tuer) de Lewis Allen, cynique dépressif dans Young at Heart de Gordon Douglas, batteur de jazz drogué dans The Man with the Golden Arm  (L'Homme au bras d'or) d'Otto Preminger, écrivain en quête de reconnaissance dans Some Came Running (Comme un torrent) de Vincente Minnelli.

La consécration viendra avec le rôle de Maggio dans From Here To Eternity (Tant qu’il y aura des hommes) de Fred Zinnemann en 1953 qui lui vaudra l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

Entre les années 50 et les années 80, il jouera dans plus d’une soixantaine de long-métrages et en réalisera même un, None But the Brave (L’île des braves) en 1965.
La clé du charme de Frank Sinatra lorsqu’il chante provient de ce léger décalage de son chant en retrait volontaire du tempo, c’est ce qui lui donne cet air chic et cool, cet attrait du crooner. Au cinéma, son jeu instinctif parvient de la même façon à trouver à chaque fois une manière de n'être pas tout à fait là, une désinvolture charmante et attachante. Et à nouveau, ça fonctionne.

Pour en avoir la démonstration rendez-vous à la Cinémathèque Française du 5 au 17 juin pour une rétrospective hommage à Frank Sinatra. Le détail de la programmation est disponible --> ici.

Mercredi 10 juin de 19h à 23h, Fip vous proposait un Club Jazzafip dédié à l’icône Frank Sinatra et poursuivait la soirée avec une programmation musicale consacrée à l’acteur/crooner. L’émission était réalisée par Denis Soula.


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