Yaron Herman, Vakia Stavrou, le Quatuor Eclisses et Mohamed Abozekry
©Sebastien Vincent

Le deuxième dimanche de chaque mois de 17h à 18h, Fip présente une émission autour de la musique classique, Fip Classic Bazar. Un rendez-vous où les auditeurs ont la possibilité de découvrir des formations musicales depuis le studio 107 de la Maison de la Radio.

Fip vous a proposé dimanche 15 mars un nouveau Fip Classic Bazar durant lequel Caroline Ostermann et Julien Bienaimé ont reçu le pianiste Yaron Herman, la chanteuse Vakia Stavrou, le Quatuor Eclisses et le joueur de Oud Mohamed Abozekry.

Yaron Herman

Yaron Herman n’a jamais laissé personne indifférent. Le phénoménal pianiste à l’engagement total, qui aborde chaque concert comme une véritable performance, s’est imposé dans les esprits par l’intensité de ses prestations. Travailleur acharné, soucieux de repousser ses limites, le pianiste fait partie de ces artistes qui ne se reposent pas sur leurs lauriers ni se satisfont de proposer une musique dans la norme.

Yaron Herman

Yaron Herman © Radio France

Sa soif de dépassement et son ambition à dépasser les clivages de genre l’ont amené, en une douzaine d’années, à s’imposer comme l’un des instrumentistes les plus spectaculaires de la scène mondiale, et à drainer un public jeune, fidèle et nombreux, qui apprécie sa générosité. La musique, pour Yaron Herman, est une préoccupation constante, l’affaire de toute une vie, et c’est l’une des motivations que l’on peut entendre derrière le titre de son nouvel album, le premier pour le prestigieux label Blue Note : Everyday.
Everyday
marquera assurément une étape dans la carrière du musicien. Septième opus de sa discographie, il représente à la fois l’aboutissement d’un imposant parcours et le début d’une nouvelle direction.

Vakia Stavrou

Venue de l'île méditerranéenne de Chypre, Vakia Stavrou, chanteuse et compositrice, porte dans sa musique un héritage de sonorités et couleurs chaudes. Mentionnée comme “une voix envoutante et déchirante “ par la presse, Vakia a un timbre qui ne peut pas être décrit en quelques mots. Voyageuse du monde, elle a la capacité de s'adapter parfaitement à différentes langues et de se transformer sans effort.

Vakia Stravou

© DR

Elle s'est produite dans de nombreux concerts à Londres, Lisbonne, Athènes, Berlin, Cologne, Nicosie, Bruxelles et Moscou. Avec de paroles du renommé romancier portugais José Luis Peixoto sur deux chansons de son nouvel album “ANEMόΕSSA” , elle présente avec ses musiciens, ses chansons originales en grec et portugais, avec des instruments comme la viole de gambe, le bouzouki irlandais, la guitare, le charango, le violoncelle et les percussions, en ajoutant aussi quelques reprises du répertoire italien, brésilien, grec, portugais, argentin et français.

Quatuor Eclisses

Complicité, originalité, subtilité, le Quatuor Eclisses s’inscrit depuis 2012 dans le paysage musical français. Ces quatre guitaristes donnent un nouveau souffle à la guitare classique en proposant de redécouvrir l’instrument, notamment à travers des transcriptions ambitieuses et innovantes du grand répertoire pour piano ou orchestre. En 2013, ils remportent le 1er prix du Concours Européen de Musique de Chambre de la FNAPEC, succédant ainsi à des ensembles comme le trio Wanderer ou le quatuor Ysaÿe.

Quatuor Eclisses

© Eve Dufaud

Amis depuis leur rencontre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, ces quatre musiciens poursuivent aujourd’hui une brillante carrière internationale, qui les mène à se produire aux Etats-Unis, en Suisse, en Indonésie, en Jordanie et en France à Paris au Théâtre du Châtelet, à l’Hôtel National des Invalides, au Festival International de Guitare de Paris, ainsi que dans les festivals en province (Les Jeudis Musicaux des Eglises Romanes à Royan, Musique en Côte de Nacre à Courseulles, Festival Autour du Quatuor à Olargues…).

Mohamed Abozekry

Âgé d'à peine un quart de siècle, cet Égyptien qui a adopté la France jongle avec les musiques multi-séculaires de son Orient natal, qu'il transcende avec son oud en leur insufflant l'inventivité du jazz et l 'énergie du rock. Consacré meilleur oudiste du monde à 18 ans dans un concours international à Damas, Mohamed Abozekry fait sortir le luth arabe de son cadre d'origine ; il le fait chanter, il y injecte du groove, du flamenco et des reflets latins. Avec déjà des concerts dans le monde entier à la tête de son groupe Heejaz, ce troubadour moderne nous offre dans « Ring Road » un recueil passionnant où se lit en filigrane son amour pour John Coltrane et Astor Piazzolla, ainsi que son désir de pousser la traditiondans des horizons imprégnésdes sons et du bruissement du monde

Mohamed Abozekry

©Pierre Colletti

Mohamed est né au Caire dans une famille d’amoureux de la musique classique arabe. Fasciné par son oncle qui jouait le ‘oud tous les vendredis dans les réunions de famille, il commence l’apprentissage de cet instrument à l’âge de 11 ans. Naseer Shamma, le ‘oudiste Irakien qui a monté, toujours au Caire, la Maison du Luth Arabe en 1989, le prend sous son aile. Le gamin ne perd pas de temps, à 15 ans, il intègre l’«Orchestre d’Orient» dirigé par Shamma, un groupe multi-nationalités avec de grands musiciens tels que Ross Daly, un Irlandais qui croise les musiques de toute la Méditerranée, le turc Derya Turkan et l’indien Dhruba Ghosh. Et le voilà voyageant dans tout le Moyen Orient, le Maghreb, les Etats du Golfe. En même temps, son diplôme de la Maison du Luth en poche début 2007, il enseigne le
‘oud, tout en continuant ses études.


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