Live à Fip : Bernard Lavilliers et BCUC au festival de Thau
Bernard Lavilliers © Eric Fougere/VIP Image/Guetty

FIP diffuse les concerts du poète humaniste et du collectif Sud-Africain enregistrés cet été au Festival de Thau.

Toute la musique vivante de FIP. Les plus grands artistes live en studio, en public en session privée ou sur des festivals se savourent chaque jeudi à 20h. Une émission présentée par Stéphanie Daniel et réalisée par Joël Lemaréchal.

Lundi 13 novembre, Bernard Lavilliers viendra nous présenter son 21ème album 5 minutes au paradis dans l'émission Sous les Jupes de Fip. Poète réaliste et humaniste, le chanteur au timbre chaud s’est entouré cette fois de réalisateurs artistiques aux univers marqués : Romain Humeau, Fred Pallem, Benjamin Biolay, Feu! Chatterton, Florent Marchet. Un album sombre et puissant, que nulle couleur tropicale chère à l'artiste, ne vient ensoleiller. Une année 2017 riche en émotion pour le chroniqueur désenchanté qui fêtait cet été sur scène ses 50 ans de carrière en compagnie de son ami et complice Mahut. Cette tournée de retrouvailles Le comptoir des voyageurs furent comme  autant de cartes postales réécrites à quatre mains, six guitares et percussions de tous horizons, ils revisitent, « San Salvador », « Sertao », « On the road again », sans oublier « Betty », « Les Mains d’Or », ainsi que quelques poètes. FIP diffuse ce soir le concert des artistes donné au Festival de Thau le 22 juillet dans le village de Mèze.

Repéré lors des dernières Trans Musicales de Rennes, le collectif de Soweto BCUC, pour Bantu Continua Uhuru Consciousness, vit comme ses aînés sa musique comme une arme de libération politique et spirituelle tout autant qu’une transe hédoniste. Héritiers de Philip ‘Malombo’ Tabane où Batsumi, ils cherchent à donner une expression contemporaine aux traditions ancestrales des peuples autochtones, mais les influences hip- hop et une énergie punk-rock ont remplacé le jazz si présent dans les productions des années 70 et 80. 

Les rythmes Nguni se mêlent ainsi à ceux du peuple Tsonga, les sifflets des mineurs Bhaca et Shona rencontrent la corne traditionnelle Imbomu tandis que des chants de guerre ancestraux et les chœurs du Ngoma busuku (chants de nuit) se mêlent à la voix soul de la chanteuse Kgomotso et aux rap furieux de Jovi et Luja. Ils appellent leur musique "africangungungu", une transe que l'on retrouve sur leur premier album et bien sûr en live comme ce concert donné le 22 juillet au Festival De Thau 2017.

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