Fip fête les 75 ans du label Blue Note avec une série de 15 créations originales : 15 albums historiques du label inspirent le choix de textes littéraires imprégnés par le jazz, tandis que chaque création sonore de 3’30 inspire à son tour l’interprétation d’un photographe contemporain en une vingtaine d'images.

S02E11 – Petrucciani / Ellroy / Metzger :

Découvrez les autres épisodes de la collection de carnets sonores pour une balade en 15 épisodes dans l’histoire de Blue Note, de la littérature américaine et dans la photographie contemporaine.

LA MUSIQUE : Michel Petrucciani, Michel plays Petrucciani, 1986, extraits des morceaux "One of us" et "Mr-K.-J."

A 13 ans, le pianiste disciple de Bill Evans sonne déjà "comme un Noir désabusé de 38 ans enlisé à Mexico dans un piano-bar", témoigne le critique David Himmelstein. Sur cet album  constitué uniquement de ses compositions et enregistré à New York, il est accompagné de Gary Peacock et de Eddie Gomez à la contrebasse, de Roy Haynes et de Al Foster à la batterie. 

LE TEXTE : James Ellroy, White Jazz, Rivages/Noir, 1991, traduit de l'américain par  Freddy Michalski.

Ce roman est la conclusion fracassante du « quatuor de Los Angeles », dont les trois premiers volets sont Le Dalhia noirLe Grand nulle part et L.A. Confidential. Plusieurs intrigues se croisent et se recroisent, portées par un style radical dans le Los Angeles des années 1950. Bien des années après, le lieutenant Dave Klein se souvient et raconte: "Je suis vieux, j'ai peur d'oublier. J'ai tué, j'ai trahi, j'ai moissonné l'horreur. Je veux sombrer avec la musique." 

LA PHOTO : Olivier Metzger

Qu'il photographie des groupes de musique (Florent Marchet, Fauve...), des acteurs à Cannes pour Libé, Le Monde ou Télérama, ou qu'il élabore des séries très personnelles, comme "Nightshots", présenté à Arles en 2009, Olivier Metzger crée des images sous-tendues par une constante : la dramaturgie et l'héroïsation subtile de son environnement. L'idée qu'il a poursuivie à l'écoute du texte d'Ellroy et de la musique de Petrucciani est « la circulation du regard qui s'attarde sur des détails, dans le tumulte, des fragments d'image presque sonores qui viennent construire un récit décousu, une ivresse, une soirée qui défile, des souvenirs parcellaires, étourdissant. »


Commentaires