Fip fête les 75 ans du label Blue Note avec une série de 15 créations originales : 15 albums historiques du label inspirent le choix de textes littéraires imprégnés par le jazz, tandis que chaque création sonore de 3’30 inspire à son tour l’interprétation d’un photographe contemporain en une vingtaine d'images.

S02E13 – Wilson / Morrison / Coulon :

Découvrez les autres épisodes de la collection de carnets sonores pour une balade en 15 épisodes dans l’histoire de Blue Note, de la littérature américaine et dans la photographie contemporaine.

LA MUSIQUE : Cassandra Wilson - Blue light 'til dawn, 1993 : extraits des morceaux “Black Crow” et “Redbone” 

Pour son premier album paru chez Blue Note, le premier d'une dizaine jusqu'à aujourd'hui, Cassandra Wilson s'approprie aussi bien de grands titres de blues ou de jazz (Robert Johnson, Joni Mitchell, Ann Peebles…) que ses compositions originales, comme le morceau qui donne son titre à l’album, qu’elle restitue avec puissance et sensualité.

LE TEXTE : Toni Morrison, JAZZ, 1992, Christian Bourgois, 1993 pour la traduction française de Pierre Alien. 

Toni Morrison, prix Nobel 1993, affirme dans ce texte le pouvoir de l’amour, qui triomphe de l’âge, de la vulnérabilité de la chair, et finalement, du désespoir. Nourri d’une musique qui incarne la liberté de toute une génération de Noirs américains, ce roman n’est pas seulement construit au rythme d’un morceau de jazz, mais devient, au fil de la narration, le jazz lui-même.

LA PHOTO : Gilles Coulon 

Photographe, reporter, Gilles Coulon a parcouru le monde, et en particulier l'Afrique noire. Il a obtenu en 1997 le World Press Photo pour son travail sur les Peuls au Mali. Dans cette série, à partir de ces deux œuvres de femmes Noires engagées, il a cherché à “suggérer la chaleur de cette musique qui monte. Il n'ne s'agit pas ici d'une femme mais de plusieurs, toutes d'ailleurs. On passe d'un visage féminin à un autre et on a pourtant le sentiment de ne regarder qu'une femme. Les hommes eux ne font qu'appuyer notre regard et notre désir de voir. »


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