Nouvelles Vues, saison 2, épisode 6 - Blue Note: Sheila Jordan / Robert Goffin / Bertini
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Fip fête les 75 ans du label Blue Note avec une série de 15 créations originales : 15 albums historiques du label inspirent le choix de textes littéraires imprégnés par le jazz, tandis que chaque création sonore de 3’30 (musique et texte) inspire à son tour l’interprétation d’un photographe contemporain en 25 images.

S02E06 – Jordan / Goffin / Bertini.

Découvrez les autres épisodes de la collection de carnets sonores pour une balade en 15 épisodes dans l’histoire de Blue Note, de la littérature américaine et dans la photographie contemporaine.

 

[AILLEURS A ECOUTER] Cette semaine, France Musique consacre 5 émissions au 75 ans de Blue Note:

A écouter:

 

LA MUSIQUE - Sheila Jordan - Portrait of Sheila Jordan, 1962 : extraits des morceaux “Dat Dere” et “Hum drum Blues”

Non seulement il s’agit d’un des très rares albums vocaux enregistrés par Blue Note sous le règne d’Alfred Lion, mais c’est le seul album de vocal féminin qu’il ait accepté d'enregistrer. Sheila Jordan y est accompagnée du guitariste Barry Galbraith, du bassiste Steve Swallow, et du batteur Denzil Best. Elle n’enregistrera son album suivant que plus de dix ans plus tard.

LE TEXTE - Robert Goffin, « Buildings du souvenir », recueil Le versant noir, écrit en 1965, Flammarion poésie, 1967.

Poète, romancier, essayiste, Robert Goffin publie en 1931 le premier livre d’histoire du jazz. Il séjourne à Paris dans l’entre-deux-guerre, où il crée un orchestre de jazz dans lequel il joue de la trompette, puis s'installe aux Etats-Unis de 1941 à 1945. Ce poème d’amour et de mort évoque la disparition de la femme qui tout au long de sa vie, et en particulier à New York, fut son amante et son inspiratrice. Outre ses romans et poèmes imprégnés de musique jazz, Robert Goffin a publié plusieurs essais sur le sujet : Aux frontières du jazz en 1932, La Nouvelle Orléans, capitale du jazz et Histoire du jazz en 1946, ou La vie de Louis Armstrong, en 1947.

LA PHOTO Jean-Luc Bertini

Depuis plus de 20 ans, Jean-Luc Bertini photographie les Etats-Unis pour la presse et des projets documentaires au long cours ; il a parcouru New-York, La Nouvelle Orléans, Miami, le Michigan, Los Angeles… Pour restituer la narration du texte de Goffin le plus fidèlement possible, par la puissance d’évocation de chacune de ses images minutieusement choisie, il s’est imprégné de l’atmosphère sentimentale du son : des personnages pénétrés de musique, la fête, la nuit, la douceur mélancolique… 


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