Radhouane El Meddeb - Au temps où les arabes dansaient les 17 et 18 février à Pôle Sud – Strasbourg

Du 17 au 18 février 2015
Radhouane El Meddeb - Au temps où les arabes dansaient les 17 et 18 février à Pôle Sud – Strasbourg
© Agathe Poupeney

Un manifeste pour la liberté ...

Radhouane El Meddeb vient jouer les perturbateurs.
Face à l'obscurantisme, le chorégraphe tunisien oppose l'insouciance de l'âge d'or du cinéma arabe, lorsque les moeurs étaient plus libres.
Les quatre hommes qui interprètent Au temps où les Arabes dansaient  s’adonnent à une danse de leurs bassins.
L’artiste tunisien nostalgique rend hommage à un peuple qui a toujours aimé la liberté.
Jadis synonyme d’insouciance, le bassin en mouvement est peu à peu devenu l’épicentre d’un présent cruel, terne et frappé de stupeur.

"Les Arabes ont longtemps vécu sur des rythmes magiques, ceux des films des années 40, 50 60 et 70… avec leur magie, leurs décors de carton-pâte et leur atmosphère toute faite de faux et de clinquant. Les acteurs chantaient sans cesse, dansaient, s’aimaient sur les grands écrans des nombreux cinémas, puis dans le cadre des télévisions des salons familiaux. Sans condamnation, sans prohibition, nous contemplions le monde brillant, laqué et fardé de ces demi-dieux de la comédie, nous suivions leurs drames et leurs émotions, nous fredonnions les chants qu’ils entonnaient. La danse du ventre survenait, elle prenait sa place, en acmé du film ou du spectacle, comme en son centre. Le ventre et son nombril étaient le lieu où convergeaient nos regards fascinés.                  
Aujourd’hui que la nostalgie elle-même semble lointaine, alors que nous repensons à cet âge d’or, à ces années de gloire et de fausses blondeurs, la danse (des) arabe(s) apparait comme l’épicentre de secousses à venir, le nombril semble vibrer et vriller, au bord du précipice, flirtant avec le chaos. La violence de notre monde a pénétré le carton-pâte des décors, elle le renverse pour en signifier la fin, la fin d’un temps qui n’était qu’illusion, une illusion douce, sucrée, ronde. Le temps où les Arabes dansaient est l’écho lointain de ces chants et ces danses, pris dans la tendresse de l’espoir et du souvenir, dans la ferveur des cœurs et des corps. C’est aussi l’une des faces d’un présent cruel, terne et frappé de stupeur
".
Radhouane El Meddeb
  
Conception, chorégraphie : Radhouane El Meddeb
Collaborateur artistique : Moustapha Ziane
Interprètes : Youness Aboulakoul, Rémi Leblanc-Messager, Philippe Lebhar, Arthur Perole
Scénographie : Annie Tolleter
Lumières : Xavier Lazarini
Sonographie : Stéphane Gombert
Vidéo : Cécile Perraut en collaboration avec Feriel Ben Mahmoud

Mardi 17 et mercredi 18 à 20h30 à Pôle Sud - Strasbourg

Infos pratiques

Pôle Sud

1 rue de Bourgogne
67100 Strasbourg
France

0388392340

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